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portraitDavid MORATILLE
Guide de Haute Montagne

Age:  36 ans

Passionné par la montagne, je la parcours sous toutes ses formes en professionnel comme en amateur.

Originaire de Haute-Savoie, j'ai rapidement été attiré par la montagne, ce qui m'a amené à arpenter les sommets du Mont blanc, des Fiz, des Aravis et du Chablais. Mais le plaisir n'a pas de frontières et me pousse assez souvent vers d'autres contrées.

Amateur de photos, j'essaye de réunir mes souvenirs afin de les faire partager à mes clients ou autres passionnés de montagne.

4 août 2012 6 04 /08 /août /2012 13:45

Le match de l'été 2011 n'est pas terminé, ces beaux de début octobre nous donne la possibilité de nous rapprocher de la Meije et grimper l'imposante face sud du Grand Pic par la classique mais non des moindres voie Allain-Leininger.

 

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Nous choisissons un départ de la Bérarde pour rejoindre le Promontoire.

 

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La face semble en très bonnes conditions. 

 

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Le refuge du Promontoire, pour ceux qui ne connaissent pas. Je vous conseille de visiter le site: http://www.refugedupromontoire.com/

 

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La nuit va être belle, ça promet une belle journée demain.

 

Ci-après notre itinéraire montrant sûrement quelques petites erreurs sans de conséquences sur l'horaire ou la difficultés.

 

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Après un départ vers 5h30 du refuge, nous avons rejoint les rappels pour prendre pied sur le glacier. Dans la nuit, trompé par le recul du glacier, nous avons attaqué le socle peu être un peu trop bas. Après un court passage raide nous avons rejoint une cheminée délitée qui nous a mené sur le fauteuil.

 

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Nous voilà au pied du mur. Xavier me fait une blague en me faisant croire qu'il allait faire la voie en slip!!!

 

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Le soleil n'est plus très loin, le rocher devient compact.

 

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Xavier décide de faire un peu de zèle en s'offrant une belle fissure avant de rejoindre le grand dièdre.

 

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Nous attaquons le grand dièdre avec quelques petits passages où ça grimpe.

 

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La vire de réchappe  vers le glacier carré est à notre portée.

 

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On rattrape 2 cordées (en haut à droite de la photo) qui avaient passé la nuit au niveau de la vire du glacier carré. Nous allons très vite les dépasser du fait qu'ils soient chargés de les équipement de bivouac et qu'ils aient suivi un mauvais itinéraire attiré par un spit de 8mm au milieu d'une dalle( à gauche de la voie Allain-Leininger).

 

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La voie part en légère diagonale à droite remontant un système de fissures et rampes.

 

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Enfin, nous voilà au crux, un court dièdre déversant où le sac pèse. Xavier s'y colle!!!

 

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Une zone un peu branlante suit d'où l'on peu apercevoir la brèche Zsigmondy traversée par une cordée.

 

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Le terrain devient plus facile et nous accélérons la cadence.

 

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Les dernières longueurs avant le sommet.

 

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14h30, le BOHNEUR...

 

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Pas pire le temps...

 

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Xavier se prépare pour la descente sur le Promontoire.

 

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Retour vers la brèche du glacier Carré.

 

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Un arc en ciel coule du glacier Carré.

 

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Assis sur Le Pas du Chat je contemple la descente.

 

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Ci-dessous le couloir Duhamel.

 

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Content de pouvoir sortir entre les deux cairns de cet entonnoir géant.

 

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On garde des appuis bas pour une meilleure stabilité.

 

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De retour au refuge vers 17h45 soit environ 2h45 de descente. Mais ce n'est pas fini car il faut encore rejoindre la Bérarde.

 

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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 17:30

Course très parcourue lorsqu'elle est en bonne condition. Rapide d'accès depuis le Plan de l'Aiguille, elle offre que quelques passages délicats dont un très beau mur raide avec un placage de glace.

 

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Lors de l'approche on peu profiter du tracer de la ligne facilement visible à gauche du Rognon du Plan.

Après le passage de la rimaye, on remonte le couloir sous le Rognon pour bifurquer à gauche et remonter quelques petits passages mixtes. Une pente de neige nous amène au pied du crux, un mur raide avec un fabuleux placage de glace que l'on atteint par une petite traversée  sur rocher.

 

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A cause de la fréquentation, Xavier est obligé de faire du tricot.

 

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Maintenant y'a plus qu'à suivre les marches.

 

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Me voilà à la sortie du mur prêt à affronter mon onglée. Après c'est une petite rampe et une belle goulotte de glace.

 

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Au tour de Xavier de me rejoindre. Un beau placage nous attend.

 

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Le tracé passe normalement à droite, mais ce petit placage nous attire et Xavier préfère rajouter un peu d'exercice.

 

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Le dernier couloir glace et mixte pour retrouver la voie de l'arête Midi-Plan.

 

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Quel soulagement de retrouver le soleil, maintenant il faut rejoindre l'Aiguille du Midi.

 

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25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 18:36

 

Aventure conviviale, dépaysement, paysage et dépassement de soi résume ce séjour entre Val de Cogne et Valsavarenche. Après un petit échauffement entre les moutons et les ânes pour rejoindre le refuge Vittorio Sella où nous passons une première nuit nous décidons de passer directement aux choses sérieuses en prenant de l'altitude. Un départ à la fraîche direction la pointe Rousse (alt: 3621m).

 

LA POINTE ROUSSE

Tour-et-sommet-du-grand-Paradis 4745

 

Sous les premières lueurs de la journée on contemple l'aspect sauvage de ce vallon en montant tranquillement au col de la Rousse.

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Au-dessus de nos têtes, la pointe Rousse reconnaissable par sa couleur!!!

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Les premières difficultés: le ruisseau gelé.

Tour-et-sommet-du-grand-Paradis 4755

 

Le col de la Rousse (3193m).

Tour-et-sommet-du-grand-Paradis 4757

 

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C'est une véritable Expé.

Tour-et-sommet-du-grand-Paradis 4766

 

La Grivola et ses 3969m

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Mon Equipe prête à conquérir le sommet par une arête enneigée vertigineuse histoire de s'habituer aux crampons et au maniement du piolet.

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Tour-et-sommet-du-grand-Paradis 4777

 

La traditionnelle photo sommitale.

Tour-et-sommet-du-grand-Paradis 4781

 

Le retour au refuge pour la sieste.

Tour-et-sommet-du-grand-Paradis 4788

 

LIAISON VERS LE REFUGE CHABOT

 

Alors ça c'est le refuge Vittorio Sella au petit matin. Pour faire un peu de pub, très très sympathique... Accueil, nourriture, bar, babyfoot et lit bien entendu.

 

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Départ au levé de soleil avec une rapide rencontre avec les anciens du coin.

 

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Petite pause pour profiter de la flore avant d'attaquer les premières hostilités de la journée.

 

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Le gardien du vallon de Lauson. Certes un peu trouble mais c'est parce qu'il se laisse pas prendre en photo facilement.

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On franchit le col Lauson, avec son chemin aérien taillé dans la roche grise donnant un certain caractère.

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Les pauses sont courtes car la journée est longue.

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On bascule dans le vallon Levionnaz pour contourner la pointe du Tuf et remonter en direction de la pyramide du Grand Neyron qu'il nous faudra franchir pour rejoindre le refuge Chabot.

 

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Mlles...

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Voici ma dernière image de la journée, on se dirige vers la brèche équipée d'échelles et de câbles.

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LE GRAND PARADIS

 

Après une bonne soirée Génépi, et du coup une petite nuit de sommeil, nous décollons de Chabot pour notre objectif final.

 

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Ma cordée de spécialistes, pas encore réveillés peut-être mais ça va venir!!

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Le mauvais est sur le massif du Mt Blanc au loin, il faut pas traîner...

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Nous nous rapprochons du croisement avec le voie de Victor Emmanuel.

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C'EST PAR OU LE SOMMET?????

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Finalement, on parvient au rocher final, en évitant les bouchons!

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Nous pouvons tranquillement profiter du sommet pendant que derrière on discute des priorités.

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AH ils sont fiers et ils ont raison. Chapeau Messieurs.

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On décide de descendre par Victor Emmanuel pour faire la boucle.

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Une dernière pour la route avec les Summiter.

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Le calme avant la tempête.

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Photo de classe:

Tour-et-sommet-du-grand-Paradis 4797

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28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 07:15

 

Superbe course d'arête en rocher demandant un peu de réflexion pour le parcours. Après la voie Rebuffat dans la face Sud de l'Aiguille du Midi, Frédéric était prêt à effectuer une longue course de rocher. Notre choix s'est penché sur cette intégrale offrant un beau voyage panoramique.

Le beau temps est présent pour notre approche afin de rejoindre le refuge du Couvercle.

 

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Après une bonne part de tarte, j'effectue une petite approche de repérage pour observer la face sud et surtout le départ de l'arête.

 

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On clôture la soirée avec un traditionnel couché de soleil.

 

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Après un départ de nuit  on se réveille avec les pieds sur l'arête.

 

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On enchaîne traversées, fissures, désescalades et quelques petits rappels.

 

8 rappel sur écailles coincées

 

Le premier tiers de l'arête se déroule proche du fil offrant une belle ambiance. Nous attaquons la seconde partie en remontant au mieux le couloir versant Montenvers pour rejoindre l'arête par une série de fissures diagonales.

 

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Belle vue sur l'Envers des Aiguilles.

 

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Frédéric retrouve ces habitudes de Bleausard en négociant parfaitement ce pas de bloc.

 

12 Pas de bloc

 

On finit par retrouver le fil de l'arête.

 

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Maintenant il faut prendre les passages les plus faciles, ce qui demande par moment un peu de réflexion.

 

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Mais on profite de ce cadre exceptionnel.

 

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Finalement de fil en aiguille on rejoint la jonction avec la face sud classique pour faire une petite pose. On aperçoit le gendarme caractéristique.

 

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On remonte le couloir facile pour rejoindre les dernière difficultés.

 

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20 Pas mal

 

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On approche de notre fameux gendarme: Fred t'as tes papiers?

 

22 Comme tu te la pète

 

Quel danseur!!

 

23 Lambada avec le rocher

 

 

Le topo parle d'une fissure 4+ pénible, je pense qu'on l'a trouvé.

 

24 Alors ce 4+ pénible

 

Encore quelques mètres, un petit mur délicat et nous voilà au sommet, SUPER! La Verte et les Droites en arrière plan.

 

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Suit la descente en corde tendue, louvoiement et désescalade pour rejoindre le rappel du bas de la face.

 

26 Pour ton book

 

C'est TOP Fred, retour au Montenvers après cette belle journée.

 

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27 juillet 2010 2 27 /07 /juillet /2010 19:09

Après une solide préparation, un créneau météorologique et des conditions nivologiques favorables nous voilà partis pour la traversée des Monts Blanc.

 

Les-Trois-Mt-Blanc 2196

 

Les-Trois-Mt-Blanc 2197

 

Les-Trois-Mt-Blanc 2198

 

Et de 1!!!

 

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Et de 2 avec l'objectif principal en vue.

 

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ET VOILA, Sommet du Mont Blanc, CHAMPAGNE!!!

Olivier a mis son casque pour l'occasion car il a peur que le ciel lui tombe sur la tête, AHAHAHAH...

 

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Après Valot, on passe près du dôme du Gouter, notre dernier 4000 pour aujourd'hui.

 

Les-Trois-Mt-Blanc 2238

 

En arrière plan la vue sur l'aiguille de Bionnassay. Nous nous rapprochons du refuge de Tète Rousse pour finir notre aventure.

 

Les-Trois-Mt-Blanc 2240

 

L'aiguille du Gouter à ne pas prendre à la légère.

 

Les-Trois-Mt-Blanc-2246.JPG

 

Le refuge du Gouter perché tout là-haut.

Les-Trois-Mt-Blanc-2251.JPG

 

Pour finir avec ce magnifique couché de soleil. Bravo à Olivier et Maud (beau cadeau!!!).

 

Les-Trois-Mt-Blanc 2264

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20 mars 2010 6 20 /03 /mars /2010 08:04

 


Vidéo

 

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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 16:31
Le 3 mars 2010, suite aux conditions météorologiques et nivologique, avec Pascal nous décidons d'aller traîner nos grosses (je parle bien entendu des chaussures) dans les Aravis. Pour commencer, en restant dans le sens de la progression, on choisi la goulotte "Aravicimes" étant la figure locale. Sans trop de difficultés sur le papier, une belle journée s'annonçait.

Et nous voilà parti, skis aux pieds pour approcher le pied du Paré de Joux que j'ai de nombreuse fois observé en randonnant dans la combe de Paccaly.

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On est monté plutôt tranquille, impossible d'accélérer avec se sac, les avalanches à traverser et la neige bien dure.
1h45 plus tard on se trouve au pied, on se transforme en alpiniste pressé de taper du piochon.

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Je démarre par le passage de la rimaye qui me rappelle que je devrais faire de la souplesse, et monte rapidement les deux premières longueurs en neige dure (avec un petit peu de glace).

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Les conditions sont excellentes, pas besoin de frapper, les piolets rentrent facilement dans la neige offrant par la même occasion de très bons ancrages.
Pascal court dans les ressauts raides et loupe 2 relais avant de s'arrêter, j'ai bien crû qu'on allait faire la goulotte en corde tendue.

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Je repars devant, remonte une pente de neige, une rampe à gauche. C'est superbe, le temps se voile et toujours personne à l'horizon.

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Pascal en fin de rampe, enfin nous approchons le passage emblématique
de la grotte, les choses sérieuses vont commencer.









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Et ça tombe sur moi, excité comme une puce, je me jette dans la cavité.

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Après avoir sorti toute ma panoplie de grands écarts, je remonte une belle goulotte avec de sympathiques ressaut raide pour faire relais près d'une écaille détachée. Comme le relais n'est pas super confort cette écaille m'a servi de range corde: bravo les équipeurs, ils ont pensé à tout.

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Derrière Pascalinou sort du trou pour me rejoindre.

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Ensuite, une fine rampe de neige/glace collée, un peu expo mais pas très dure.

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Nous arrivons à la longueur finale. Je pars confiant, limite mains dans les poches. Un premier ressaut me barre la route, mais pas trop longtemps.

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Une fois passé le ressaut, je relève la tête et me retrouve au "pied du mur". Qu'est ce que c'est que ça?
Une brève analyse me fait dire que ça sent la renfougne. Et bien pas manqué, le pire c'est que je me rends compte, un peu trop tard d'ailleurs, que je suis parti avec le sac.
Même en lui parlant gentillement, celui-ci ne m'a pas aidé.
Je vous en dis pas plus, je vous laisse apprécier l'aisance de Pascal en second et sans sac.

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La photo n'est pas très nette, mais il me semble qu'il fait une légère grimace!!!

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Enfin, nous sommes sortis. Une pente de neige et on rejoint la crête sommitale.

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La vue est magnifique, quand le ciel est dégagé.

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Pascal auprès de son piton rocheux, il est 13h30, l'heure du pain au choc. et du thé.
Il se met gravement à neiger, nous allons pas trop tarder pour la descente (en rappel).

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De nombreuses coulées de neige dévalent la goulotte, j'hésite à me lancer dans le trou:

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FEU VERT!!!

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Pas de chance pour Pascal!!!

VIDEO goulotte Aravicimes

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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 18:39
"Ce pilier très pur, droit comme un I, réserve une magnifique escalade, sur un rocher excellent, dans une ambiance sévère" dixit Gaston Rébuffat dans son chef d'oeuvre "les 100 plus belles courses du massif du Mont Blanc". Voilà tout ce que l'on recherchait alors une fois de plus je m'associe avec Pascal pour gravir ce beau pilier doré.
Tôt le matin, les premiers mètres surprennent un peu puis on prend vite le rythme pour enchaîner les longueurs d'escalade toutes aussi belles les unes que les autres.


Nous atteignons la corde fixe restée à domicile signe que nous sommes bien dans la voie. Le jour se lève nous offrant la vue sur la Dent du Géant et ses alentours.


Ensuite le cheminement de la voie suit un système de fissures parcourant le pilier. Le soleil vient nous frapper rendant les lieux féeriques. Énorme plaisir que de grimper sur un si beau granite reflétant la lumière du soleil.




Nous en avons presque terminé avec le grand socle rocheux. Pascal part devant, remonte des fissures, il disparaît de ma vision après s'être rétabli sur une plate-forme. Perché à mon relais je n'avais aucune idée de ce qu'il y avait derrière cette terrasse. En fait Pascal était arrivé au passage d'un surplomb, il remonta la lame déversante puis s'agrippa à la sangle coincée pour se rétablir du surplomb. Mais la sangle céda et n'ayant mis aucune autre protection, Pascal s'écrasa sur la plate-forme qui lui évita une longue chute dans la paroie. Je me rappelle bien avoir entendu de longues injures s'élever dans le pilier, mais heureusement Pascal est un solide et ce n'est pas quelques éraflures qui vont l'arrêter.


On commence par trouver de la neige sur les vires.


C'est une superbe ambiance, le pilier s'affine et garde sa raideur. Le vide nous entoure et l'escalade est majestueuse.



Me voici dans la longueur d'artif, où il a fallu retaper les pitons et en rajouter car certains étaient en mauvais état.
Le pilier Boccalatte n'est pas loin sur notre droite.


Nous arrivons au moment où il faut effectuer une vertigineuse traversée en versant Nord du pilier. Au menu, petit passage d'artif, fraîche escalade, traversée sur plaques de neige qui déversent dans la face: Que du Bonheur!!!


On rejoint ensuite une brèche par des rochers un peu délités pour rejoindre en traversée la sortie du Supercouloir. On remonte celui-ci pour arriver à un petit col. On reprend les crêtes rocheuse pour rejoindre le sommet du Tacul.



On arrive au sommet du Mont Blanc du Tacul, Il doit être pas loin des 20h, je crois qu'on a loupé la dernière benne.
































Pascal au sommet avant de descendre par un beau couché de soleil.

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10 octobre 2009 6 10 /10 /octobre /2009 09:47
Le versant Nord-Ouest d'Ailefroide possède une des impressionnantes faces du massif des Ecrins. En général, les voies qui parcours ce versant sont exigeantes et se transforment rapidement en un long voyage.


Pascal, chercheur de belles aventures occupe sa journée en effectuant un repérage dans le vallon de la Pilatte pendant que je me tue au travail sur Grenoble.
Au beau milieu de l'après-midi je reçois un coup de fil de Pascal qui tout excité m'annonce qu'il vient de repérer une goulotte en super condition dans Ailefroide et qu'il ne faut pas louper cette occasion. Vue comme cela, sa proposition était alléchante, l'envie d'une bonne bambée me démangeait. Le temps était magnifique et sans trop réfléchir je réservais ma place dans la cordée.
Pascal, revenu à la Bérarde pour m'appeler, récupéra ses affaires et parti poser son bivouac dans le vallon de la Pilatte non loin du départ pour la face.De mon coté je terminais mon job vers 20h, c'était compliqué de le rejoindre, alors je décide de faire tranquillement faire mon sac, d'essayer de dormir un peu puis vers minuit de partir pour la Bérarde.

Après presque 2h de marche, je retrouve Pascal pour déguster un petit thé. Vers 4h30 du matin on finit par décollé pour remonter le glacier Long pour rejoindre le pied de la face.


Cette remontée m'a impressionné, car dans la nuit, la pente de neige m'a paru vraiment raide d'autant que tu ne sais pas où elle se termine au dessus comme au dessous de toi. Je trouvais que Pascal avait une bonne allure presque trop sure à mon goût vu l'exposition que nous avions dans cette pente raide. Les conditions de cramponnage étaient vraiment bonnes mais la crainte que Pascal dérape et m'emporte dans sa chute m'obligea à lui rappeler de faire un peu plus attention. Il me rassure et me dit qu'il a bien la forme. Mais voilà, arrivé au 3/4 de la pente toujours dans une parfaite nuit noire, j'entends avec effroi un mouvement de dérapage et de crissement dans la neige au dessus de ma tête. Je lève les yeux et j'aperçois Pascal se rattraper et se stabiliser par un mouvement de gymnaste. Dans l'action, il vient d'échapper son piolet qui se met à rouler droit sur moi.


Encore aujourd'hui je revoie cette situation où dans une réaction sortie de nulle part, alors que j'étais à moitié endormi, je réussi à rattraper le piolet en vol.

Calmé, on finit par rejoindre la base de la goulotte au moment où le jour se lève.


Après avoir passé une niche, on remonte un couloir de neige pour se retrouver au pied d'un mur de glace de deux longueurs. Posé au relais confectionné avec le seul piton que l'on a pu apercevoir dans la voie, j'observe Pascal grimper la cascade de glace. Mais ce moment d'immobilité me donne des envies de sommeil. Mes paupières deviennent vraiment lourdes et je finis par fermer les yeux. Et là dans un sursaut je me rend compte de cette folie et demande à Pascal de se stopper sur une broche. Je sors de mon sac ma bouteille d'eau pour me vider la moitié de son contenu sur le visage. Avec la température ambiante, mon esprit s'est rapidement éveillé. Je pris ensuite une pleine poignée de "pimousse" pour les engloutir d'un coup afin de retrouver l'influx.
Le temps que tout cela rentre en action et me voilà reparti.



On remonte une succession de passages en glace et de parties neigeuses pour venir buter sur un mur rocheux verglacé.



On avançait bien, une grande longueur en mixte, puis une traversée sur un étroit trottoir pour venir au pied d'une courte longueur en glace verticale. On rejoint la sortie de la "voie des 3 plaques".


Cette partie est bien sèche, la neige est sans cohésion, on a l'impression de grimper dans un pierrier vertical où il faut faire attention à ce que l'on prend. Dans l'impossibilité de protéger on remonte corde tendue pour venir à l'entrée d'un couloir glacée.
C'est magnifique, le couloir est constituée d'une glace transparente sur presque 30cm d'épaisseur. On arrive à voir les rochers figés à l'intérieur. Mais rapidement on sent la douleur monter dans nos mollet tétanisés par cette escalade. Les lames des piolets et les pointes de nos crampons pénètre à peine dans cette glace extrêmement  dure. En une longueur j'ai fini par mettre une seule broche à glace tellement cela devenait une mission pour les enfoncer. Enfin nous voilà au sommet, il est 15h30.


Le temps de profiter de la magnifique vue sur tout le massif, on se rencontre très vite que ce n'est pas fini. Nous avons décidé de descendre par la brèche des Frères Chamois. Les pentes enneigées du versant sud avaient déjà bien prises le soleil et il fallait rester concentré. Rapidement, en finissant par les rappels, on rejoint la brèche pour basculer coté Pilatte. La descente sur le glacier Gris devient une course à part entière. Il nous a fallu enchaîner passages rocheux, traversée verglacées, rappels ceci étant quelque fois fait avec une certaine exposition.
On finit par prendre pied sur le glacier pour ensuite faire les chamois dans des pentes d'herbes afin de rejoindre le fond du vallon de la Pilatte.
La nuit avait fini par tomber, et heureusement nous voilà sur un chemin bien marqué pour nous ramener à la Bérarde. Nous sommes épuisés, nous faisons une halte au bivouac de Pascal puis comme des robots nous reprenons une marche plus que décomposée. Je me souviens entendre de la musique sortant du ruisseau proche du chemin. On arrive finalement à la Bérarde, voilà 41h que je n'ai pas dormi mis à part le micro sommeil au relais, je m'effondre radicalement dans ma voiture.
C'était en effet une bien belle aventure, surtout qu'avant la proposition faite par mon compagnon de cordée Pascal, je ne connaissais pas la "goulotte Grassi".




VOIR AUSSI    "ARETE COSTE ROUGE"
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25 août 2009 2 25 /08 /août /2009 17:40
La Barre des Ecrins est un 4000m des Alpes isolé. Ce sommet est placé au centre du massif de l'Oisans formant bien entendu son point culminant. De nombreux alpinismes et skieur de randonnée remontent le long glacier Blanc pour s'offrir le Dôme des Ecrins (4015m) sans tenter de gravir la Barre.  La traversée d'est en ouest de la Barre des Ecrins est légèrement plus dure que la voie normale mais c'est à juste titre que l'on profite pleinement de l'ascension en évitant la foule. Pour faire plus sauvage, il est possible de partir de la Bérarde pour bivouaquer au sommet de la moraine de Bonnepierre. Ensuite le lendemain on gravit le col des Ecrins pour reprendre la voie normale du Dôme.


Ci-dessus la moraine de Bonnepierre avec la face ouest du Dôme à droite et le col des Ecrins à gauche.


A la sortie au col des Ecrins, la voie normale déja bien prisée.



On est pas tout seul...


On est pas bien là.


On attaque la barre par le coté Est.



Tout le monde part vers le Dôme.



Sortie de la longueur en rocher et après c'est le fil de l'arête.




































Et c'est le sommet.


Sommet de la Barre des Ecrins vue depuis le Pic Lory.





























La descente de la voie normale. et Hop ensuite on remonte le Dôme.



Dans le secteur : Voie Mayer-Dibona (2300m, D+); Dôme des Ecrins.


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