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Présentation

portraitDavid MORATILLE
Guide de Haute Montagne

Age:  36 ans

Passionné par la montagne, je la parcours sous toutes ses formes en professionnel comme en amateur.

Originaire de Haute-Savoie, j'ai rapidement été attiré par la montagne, ce qui m'a amené à arpenter les sommets du Mont blanc, des Fiz, des Aravis et du Chablais. Mais le plaisir n'a pas de frontières et me pousse assez souvent vers d'autres contrées.

Amateur de photos, j'essaye de réunir mes souvenirs afin de les faire partager à mes clients ou autres passionnés de montagne.

17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 08:14
La grotte de la Diau est avant tout un site de spéléo de premier ordre avec la grande classique traversée Diau/Parmelan. Mais la Diau c'est aussi est un magnifique site de cascade de glace et de dry tooling. Le site est formé de plusieurs secteurs où l'on retrouve des lignes pour à peu près tous les niveaux.

SECTEUR DE LA GROTTE
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Ce secteur est  en grande majorité formé de lignes de dry, mis à part les lignes de glace du raide mur à gauche de la grotte.

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Là c'est encore un peu sec pour "Pitres sorbet", "Délicatesse", "Tom Morel" et "Capitaine Anjot".

Légèrement en dessous de la grotte se forme des petites couennes de glace.

MUR DE LA GORGE:

Ce mur est accéssible en remontant le lit de la Filière. Cette gorge offre de nombreuses possibilités suivant les conditions de glace.

Grotte-de-Diau 0960
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Au remonte d'un étage et l'on retrouve encore quelques lignes.

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12 janvier 2010 2 12 /01 /janvier /2010 15:32
Le 12 janvier 2010, après un début de saison timide, je me décide à profiter des conditions d'enneigement pour skier le sommet de la pointe des Verts. Le couloir sommital étant rarement en condition car souvent venté est assez raide mais de courte durée (50m). La dernière chute de neige a complètement rempli la rampe, les conditions sont réunies pou en profiter. N'ayant trouvé personne pour m'accompagner je me vois dans l'obligation de le faire seul.

Pointe-des-Verts 0904
Sous le col des Verts, tout proche de la Pointe Percée, j'aperçois le sommet avec le premier étranglement qu'il va falloir tracer.

Pointe-des-Verts 0909
Impossible de finir ski aux pieds alors avec un peu de courage il faut ramper dans la neige profonde pour atteindre le sommet.

Pointe-des-Verts 0907Pointe-des-Verts 0908
















Petite pause photo au sommet pour pas perdre les bonnes habitudes. On jette un coup d'oeil sur la pointe percée. Pour ceux que ça intéresse il manque encore de la neige pour faire l'intégrale des cheminées de Sallanches.

Pointe-des-Verts 0911
Et ça c'est la rampe vue du sommet: ça a l'air Bon!!! pas de cailloux à l'horizon.

Pointe-des-Verts 0912
On se retourne pour admirer la prolongation des Aravis. Au loin la neige arrive alors vite il faut descendre.

Pointe-des-Verts 0913
C'est bon mais c'est court, on remarque cette petite plaque de surface qui est partie sur le dernier virage, rien de bien grave pour aujourd'hui mais à prendre note pour la suite.

Pointe-des-Verts 0915
Lavage automatique pour pas laisser de trace (presque).

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Pointe des Verts vue depuis le refuge Gramusset. Zut il est fermé pas de bière ni de tarte aux myrtilles. On remarque pour ceux qui ont de bons yeux un petit dessin sur le sommet. Attendez je zoom.

Pointe-des-Verts 0917
Là c'est mieux maintenant. Assez rigolé maintenant il faut descendre la combe avant qu'elle ne soit toute tracée.

Pointe-des-Verts 0921
Je rigole il reste de la place!!!

Bon maintenant je rattrape mon retard:

bonne année

Merci Catherine et Rémi pour votre carte, cela me touche énormément et me rappelle de très bons souvenirs. Mes meilleurs voeux de bonheur à la "Green Team". A bientôt.




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25 décembre 2009 5 25 /12 /décembre /2009 16:54
Le secteur du Reposoir propose quelques lignes variées propices à l'initiation. Il faut cependant se méfier des pentes de neiges au dessus des cascades car les purges peuvent être impressionnantes.

Reposoire 0735
Voici les 4 cascades pricipales ou l'on peut varier les passages.

Reposoire 0733
Cascade centrale.

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La dernière cascade à droite.

2 cascade
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Reposoire 0727
Reposoire 0731
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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 19:57
Impossible de résister aux premières chutes de neige de la saison, les conditions sont là il faut en profiter. Nous parions sur la possibilité de skier dans les combes des Aravis. Une fois parvenu aux confins, départ pour de nombreuses randonnées à ski, on remarque rapidement qu'il manque encore un peu de neige pour faire un voiture-voiture skis aux pieds. Mais cela ne nous décourage pas, le temps est magnifique alors allons voir plus haut.


On remarque plusieurs personnes déjà à mi-combe, la trace est faite alors on en profite. C'est parti pour la combe de Grand Crêt ensuite on verra jusqu'où ça nous mène.


La neige est froide mais l'épaisseur est faible et il n'y a pas de sous-couche jusqu'à 1700m d'altitude alors la descente risque d'être accidentée. Nous avons peur pour nos skis mais rapidement on rencontre des belles pentes avec suffisamment de neige pour se faire plaisir. L'excitation monte en nous, plus on monte et plus ça nous parait bon.


Nous avons remonté les 3/4 de la combe maintenant il faut se décider: les pentes ensoleillées du Trou de la Mouche à gauche ou la fraîcheur de Tête Pelouse à droite. La plupart des randonneurs de ce jour ont choisi le coté soleil mais les pentes ont déjà un peu prises le soleil et la neige n'a pas l'air super top. Deux skieurs ont décidé de faire la trace pour monter à Tête Pelouse, la neige est froide alors nous décidons de les suivre.


Mais voilà, nos deux traceurs décident de s'arrêter pour finir par descendre. Il nous reste 150m à tracer pour rejoindre le sommet, c'est incroyablement bon alors on ne leur en veut pas.


AVANT  



PENDANT 





























Nous voila au sommet de tête Pelouse pour profiter de la vue des Alpes enneigées. Un randonneur nous a suivi,  le moment est tellement agréable que nous le laissons inaugurer la descente tout en sachant que la place ne manque pas. A notre grande surprise celui ci préfère descendre sur la trace de montée et gentillement nous laisse la pente vierge. Allez c'est le moment de se mettre en position attaque!!!


APRES


C'est incroyable, les conditions sont excellentes et c'est vraiment bon de pouvoir en profiter en ce début de saison.
Dans une telle neige on retrouve rapidement ses marques du plaisir de la  glisse.




Maintenant il faut préserver les skis cailloux car c'est encore tôt et on risque d'en avoir encore besoin.


                                                                                                                                                                               Le 11/11/2009
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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 10:00
"Lorsque je ne serai plus là, vous ne serez pas pour autant débarrassé de moi, je hanterai les sommets, nous disait René Desmaison". Son palmarès est immense avec quelque 1 000 ascensions dont 114 premières. Précurseur de l'alpinisme hivernal il devient le maître d'école des pratiquants actuels.
Le pilier Est du Pic de Bure est un de ces nombreux chef d'oeuvre. La face est raide et imposante, son rocher est parfois délicat et la recherche de l'itinéraire emprunté par René Demaison demande un peu d'attention.
Mais quel beau voyage en terrain d'aventure où il faut aimer manipuler les protections sans se laisser déstabiliser par l'engagement.


Couché de soleil depuis le chalet de Vallon d'Ane.


L'imposant Pic de Bure au levé du soleil avec le Pas du Follet encore dans l'ombre.


Pour l'intégral je décide de faire le départ assis, et nous voilà parti pour 600m d'escalade.


La seconde longueur de la voie, un 6c, n'est vraiment pas facile à enchaîner. La présence de nombreuse pédales incite à l'artif, d'ailleurs je me laisse emporter par la solution de facilité car la route est encore longue.


La paroie déja raide se redressait encore.


Pascal dans l'une des nombreuse traversées, c'est avec un grand plaisir que l'on gravit cette voie que l'on peut donner d'historique.








Regarder cette ambiance!!! on se sent vraiment petit.


Encore quelques cheminées en rocher délicat et on atteint le sommet.


Et oui Pascal tu ne peux pas mentir maintenant car j'ai la preuve que tu bois de la bière, avec modération bien sur.




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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 08:00

Newsletter n°1

mardi 20 octobre 2009 par Association des Calanques et des Hommes

Bonjour à toutes et à tous,

Vous avez été très nombreux à signer la pétition. Nous vous remercions vivement. C’est grâce à cette mobilisation que nous avons pu affirmer auprès du GIP et des politiques que les usagers des Calanques (fédérés ou non) peuvent se faire entendre.
Vous souhaitez comme nous un Parc National et non pas un aquarium ni une bulle.
Ceci est la première étape d’un processus qui nous mènera jusqu’à la création du Parc.
Nos objectifs sont :
 écarter tous projets excluant l’homme des Calanques
 effectuer des propositions pour le futur Parc avec une cohésion Homme / Protection / Environnement
 être un acteur majeur et incontournable lorsque le Parc sera en place

Nous croyons sincèrement qu’il est possible de protéger sans interdire. Nous misons sur la gestion et sur la prévention.
C’est dans ce but que nous avons décidé de créer l’association des Calanques et des Hommes, trait d’union essentiel entre les usagers (terre, mer, air) et le Parc National.
Pour exister, nous avons besoin de vous une nouvelle fois.
Nous avons fixé une modeste cotisation (5 euros) car votre contribution sera notre seule ressource et qu’il nous faudra communiquer dans le strict respect des règles élémentaires du respect de l’environnement (tracts, frais internet, déplacements...) mais aussi vous rendre des comptes.

Nous souhaitons donc que le plus grand nombre des signataires rejoignent et adhèrent au collectif / association "des Calanques et des Hommes".

Plus vous serez nombreux à adhérer à notre mouvement plus forts nous serons. Le combat est loin d’être gagné, la mobilisation doit être forte et durable.
Vous pouvez adhérer en cliquant ici : Adhésion à l’association ; Inscription 100% en ligne, rapide et efficace.

Le site internet de l’association des Calanques et des Hommes www.les-calanques.org est appelé à remplacer peu à peu le site originel du mouvement qui a lancé la pétition regroupant plus de 8500 signataires : www.escalade-calanques.fr.
Le passage se fait en douceur avec les deux sites présents encore pour un moment sur internet. Des liens vous permettront de naviguer de l’un à l’autre avec d’ores et déjà un lien direct vers la pétition.

Très bonne journée et encore merci pour votre soutien.

Des Calanques et des Hommes
www.les-calanques.org

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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 18:39
"Ce pilier très pur, droit comme un I, réserve une magnifique escalade, sur un rocher excellent, dans une ambiance sévère" dixit Gaston Rébuffat dans son chef d'oeuvre "les 100 plus belles courses du massif du Mont Blanc". Voilà tout ce que l'on recherchait alors une fois de plus je m'associe avec Pascal pour gravir ce beau pilier doré.
Tôt le matin, les premiers mètres surprennent un peu puis on prend vite le rythme pour enchaîner les longueurs d'escalade toutes aussi belles les unes que les autres.


Nous atteignons la corde fixe restée à domicile signe que nous sommes bien dans la voie. Le jour se lève nous offrant la vue sur la Dent du Géant et ses alentours.


Ensuite le cheminement de la voie suit un système de fissures parcourant le pilier. Le soleil vient nous frapper rendant les lieux féeriques. Énorme plaisir que de grimper sur un si beau granite reflétant la lumière du soleil.




Nous en avons presque terminé avec le grand socle rocheux. Pascal part devant, remonte des fissures, il disparaît de ma vision après s'être rétabli sur une plate-forme. Perché à mon relais je n'avais aucune idée de ce qu'il y avait derrière cette terrasse. En fait Pascal était arrivé au passage d'un surplomb, il remonta la lame déversante puis s'agrippa à la sangle coincée pour se rétablir du surplomb. Mais la sangle céda et n'ayant mis aucune autre protection, Pascal s'écrasa sur la plate-forme qui lui évita une longue chute dans la paroie. Je me rappelle bien avoir entendu de longues injures s'élever dans le pilier, mais heureusement Pascal est un solide et ce n'est pas quelques éraflures qui vont l'arrêter.


On commence par trouver de la neige sur les vires.


C'est une superbe ambiance, le pilier s'affine et garde sa raideur. Le vide nous entoure et l'escalade est majestueuse.



Me voici dans la longueur d'artif, où il a fallu retaper les pitons et en rajouter car certains étaient en mauvais état.
Le pilier Boccalatte n'est pas loin sur notre droite.


Nous arrivons au moment où il faut effectuer une vertigineuse traversée en versant Nord du pilier. Au menu, petit passage d'artif, fraîche escalade, traversée sur plaques de neige qui déversent dans la face: Que du Bonheur!!!


On rejoint ensuite une brèche par des rochers un peu délités pour rejoindre en traversée la sortie du Supercouloir. On remonte celui-ci pour arriver à un petit col. On reprend les crêtes rocheuse pour rejoindre le sommet du Tacul.



On arrive au sommet du Mont Blanc du Tacul, Il doit être pas loin des 20h, je crois qu'on a loupé la dernière benne.
































Pascal au sommet avant de descendre par un beau couché de soleil.

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10 octobre 2009 6 10 /10 /octobre /2009 14:22
Bientôt l'hiver. Alors il ne faut pas attendre les premières neiges pour se préparer. Certes ce n'est pas parcque nous avons un bon équipement tel que ARVA (appareil recherche en avalanche), pelle, sonde, Avalung, sac ABS... que l'on ne doit regarder, écouter la montagne et surtout les conditions en se jettant dans les pentes dès la neige venue.

Je me permets de vous transmettre ce lien et de regarder cette vidéo plus qu'instructive. Pour en profiter il faut regarder sa totalité car elle est filmée en temps réel: VIDEO FREERIDE
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10 octobre 2009 6 10 /10 /octobre /2009 09:47
Le versant Nord-Ouest d'Ailefroide possède une des impressionnantes faces du massif des Ecrins. En général, les voies qui parcours ce versant sont exigeantes et se transforment rapidement en un long voyage.


Pascal, chercheur de belles aventures occupe sa journée en effectuant un repérage dans le vallon de la Pilatte pendant que je me tue au travail sur Grenoble.
Au beau milieu de l'après-midi je reçois un coup de fil de Pascal qui tout excité m'annonce qu'il vient de repérer une goulotte en super condition dans Ailefroide et qu'il ne faut pas louper cette occasion. Vue comme cela, sa proposition était alléchante, l'envie d'une bonne bambée me démangeait. Le temps était magnifique et sans trop réfléchir je réservais ma place dans la cordée.
Pascal, revenu à la Bérarde pour m'appeler, récupéra ses affaires et parti poser son bivouac dans le vallon de la Pilatte non loin du départ pour la face.De mon coté je terminais mon job vers 20h, c'était compliqué de le rejoindre, alors je décide de faire tranquillement faire mon sac, d'essayer de dormir un peu puis vers minuit de partir pour la Bérarde.

Après presque 2h de marche, je retrouve Pascal pour déguster un petit thé. Vers 4h30 du matin on finit par décollé pour remonter le glacier Long pour rejoindre le pied de la face.


Cette remontée m'a impressionné, car dans la nuit, la pente de neige m'a paru vraiment raide d'autant que tu ne sais pas où elle se termine au dessus comme au dessous de toi. Je trouvais que Pascal avait une bonne allure presque trop sure à mon goût vu l'exposition que nous avions dans cette pente raide. Les conditions de cramponnage étaient vraiment bonnes mais la crainte que Pascal dérape et m'emporte dans sa chute m'obligea à lui rappeler de faire un peu plus attention. Il me rassure et me dit qu'il a bien la forme. Mais voilà, arrivé au 3/4 de la pente toujours dans une parfaite nuit noire, j'entends avec effroi un mouvement de dérapage et de crissement dans la neige au dessus de ma tête. Je lève les yeux et j'aperçois Pascal se rattraper et se stabiliser par un mouvement de gymnaste. Dans l'action, il vient d'échapper son piolet qui se met à rouler droit sur moi.


Encore aujourd'hui je revoie cette situation où dans une réaction sortie de nulle part, alors que j'étais à moitié endormi, je réussi à rattraper le piolet en vol.

Calmé, on finit par rejoindre la base de la goulotte au moment où le jour se lève.


Après avoir passé une niche, on remonte un couloir de neige pour se retrouver au pied d'un mur de glace de deux longueurs. Posé au relais confectionné avec le seul piton que l'on a pu apercevoir dans la voie, j'observe Pascal grimper la cascade de glace. Mais ce moment d'immobilité me donne des envies de sommeil. Mes paupières deviennent vraiment lourdes et je finis par fermer les yeux. Et là dans un sursaut je me rend compte de cette folie et demande à Pascal de se stopper sur une broche. Je sors de mon sac ma bouteille d'eau pour me vider la moitié de son contenu sur le visage. Avec la température ambiante, mon esprit s'est rapidement éveillé. Je pris ensuite une pleine poignée de "pimousse" pour les engloutir d'un coup afin de retrouver l'influx.
Le temps que tout cela rentre en action et me voilà reparti.



On remonte une succession de passages en glace et de parties neigeuses pour venir buter sur un mur rocheux verglacé.



On avançait bien, une grande longueur en mixte, puis une traversée sur un étroit trottoir pour venir au pied d'une courte longueur en glace verticale. On rejoint la sortie de la "voie des 3 plaques".


Cette partie est bien sèche, la neige est sans cohésion, on a l'impression de grimper dans un pierrier vertical où il faut faire attention à ce que l'on prend. Dans l'impossibilité de protéger on remonte corde tendue pour venir à l'entrée d'un couloir glacée.
C'est magnifique, le couloir est constituée d'une glace transparente sur presque 30cm d'épaisseur. On arrive à voir les rochers figés à l'intérieur. Mais rapidement on sent la douleur monter dans nos mollet tétanisés par cette escalade. Les lames des piolets et les pointes de nos crampons pénètre à peine dans cette glace extrêmement  dure. En une longueur j'ai fini par mettre une seule broche à glace tellement cela devenait une mission pour les enfoncer. Enfin nous voilà au sommet, il est 15h30.


Le temps de profiter de la magnifique vue sur tout le massif, on se rencontre très vite que ce n'est pas fini. Nous avons décidé de descendre par la brèche des Frères Chamois. Les pentes enneigées du versant sud avaient déjà bien prises le soleil et il fallait rester concentré. Rapidement, en finissant par les rappels, on rejoint la brèche pour basculer coté Pilatte. La descente sur le glacier Gris devient une course à part entière. Il nous a fallu enchaîner passages rocheux, traversée verglacées, rappels ceci étant quelque fois fait avec une certaine exposition.
On finit par prendre pied sur le glacier pour ensuite faire les chamois dans des pentes d'herbes afin de rejoindre le fond du vallon de la Pilatte.
La nuit avait fini par tomber, et heureusement nous voilà sur un chemin bien marqué pour nous ramener à la Bérarde. Nous sommes épuisés, nous faisons une halte au bivouac de Pascal puis comme des robots nous reprenons une marche plus que décomposée. Je me souviens entendre de la musique sortant du ruisseau proche du chemin. On arrive finalement à la Bérarde, voilà 41h que je n'ai pas dormi mis à part le micro sommeil au relais, je m'effondre radicalement dans ma voiture.
C'était en effet une bien belle aventure, surtout qu'avant la proposition faite par mon compagnon de cordée Pascal, je ne connaissais pas la "goulotte Grassi".




VOIR AUSSI    "ARETE COSTE ROUGE"
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26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 07:05
Le géant Gargantua a expédié d'un coup de pied un bout du massif des Aravis qui est venu se planter en plein Beaufortain ouvrant ainsi la porte des Aravis. 

La Pierra Menta est un sommet mythique pour la randonnée pédestre et à ski, dans le massif du Beaufortain, bien que secondaire de par son altitude (2 714 m). Le nom dérive directement du patois Perrâ mentâ, pierre montée.

Il est constitué d'un énorme éperon monolithique (120 mètres de paroi verticale environ) au sommet d'une arête rocheuse. Cette dent rocheuse caractéristique est visible de bien des sommets, c'est comme un rêve achevé que de parcourir une de ces voie d'escalade pour atteindre son sommet.

 

 

La voie Bérard-Rigotti a été ouverte dans les années 50, c'est une des classiques de la Pierra Menta et la plus facile de son versant Est.

 

 

La dent vue depuis le lac d'Amour.

 

 















Gérard à la sortie du premier dièdre.

                                    
La traversée: difficulté majeure de la voie car l'escalade est fine et légèrement engagée.


















Sortie de la 4ème longueur, dièdre où c'est peut être intéressant d'avoir un ou deux friends.


















Oh!!! on nous voit sortir de la voie à droite du sommet, merci les spectateurs pour cette photo.


L'arête sommitale, un jolie rasoir.


Et voilà, depuis le temps qu'on la regarde celle-là, on peut enfin fouler son sommet.


Le lac d'Amour pour faire la sieste, dans deux rappels...



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